faits divers: Un nouveau-né abandonné à Bel-air.

C’est dans un quartier de la capitale Libreville qu’ un nouveau- né a été retrouvé, quelques temps à peine après sa venue au monde. Un acte d’une barbarie extrême, mais qui témoigne des conditions précaires tant financières que psychologiques des jeunes mères gabonaises.

Nouvelle scène qui aura provoqué l’émotion à Libreville. Au matin du 31 mai, un nouveau-né de sexe féminin a été retrouvé à la terrasse d’une habitation de Belle-air dans le 1er arrondissement. Le nourrisson encore tout ensanglanté, emmailloté dans une serviette, avait à peine quelques minutes sur terre lorsque sa génitrice a décidé de s’en débarrasser sans autre forme de procès.

C’est dès les premières lueurs de l’aube que la petite fille a été découverte par un des habitants de la maison. Se préparant pour l’école, Marie a été la première à ouvrir les volets. Grande a été sa surprise d’entendre les cris faibles d’un nourrisson, agressé par la fraicheur matinale. « En ouvrant la fenêtre du salon, j’ai entendu des pleurs de bébé et en regardant de plus près je l’ai vu étalé sur la serviette qu’on avait laissé au séchoir. J’ai aussitôt alerté les parents. On l’a ensuite recueilli et nettoyé. » a expliqué l’adolescente.

Nouveau- né retrouvé au quartier Bal- Air.

La nouvelle s’est répandue dans le quartier. Il n’aura pas fallu longtemps, grâce aux bouches à oreilles, pour retrouver la trace de l’auteure de cet acte fortement condamné. Il s’agirait d’une jeune fille, la vingtaine révolue et déjà mère de quatre enfants. Elle aurait avoué vouloir se débarrasser de cet autre enfant pour cause de conditions précaires. La famille a récupéré le bébé. La mère quant à elle a regagné son domicile le soir même, après quelques heures à la brigade sud de Libreville. La procédure suit certainement son cours.

C’est là une nouvelle situation qui remet au goût du jour le phénomène d’abandon de nourrissons dans le pays. Phénomène qui tient ses origines dans les difficultés économiques et parfois sociales des mamans souvent jeunes et dévastées par l’abandon.

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