Eaux et Forêts : la crise persiste

Tout porte à croire que la forêt brûle et que les eaux bouillonnent. Les agents du Ministère des Eaux et Forêts observent un mouvement d’humeur une nouvelle fois en seulement six mois. Cela fait plusieurs jours que l’activité de ce côté tourne au ralenti du fait de nombreuses revendications qui restent sans réponse. Mais le Ministre Lee White aurait claqué la porte des négociations, selon les dernières informations. En attendant un début d’entretien, la tension grimpe, et le dossier serait déjà sur la table du Premier Ministre.

Grève au Ministère des Eaux et Forêts. L’enquêteur.

Et si le protocole d’accord de sortie de crise signé le 2 septembre 2020 se retrouve aux ordures, c’est que la patience des agents grévistes a clairement atteint ses limites. Des promesses non tenues qui se heurtent à des grévistes avec une mémoire d’éléphant.

En effet, les agents de ce ministère, réunis au sein du Syndicat National des Professionnels des Eaux et Forêts (Synapef) et du Syndicat National des Gestionnaires des Ressources Naturelles (Synagren) n’oublient pas le paiement de leurs primes, notamment la prime sectorielle. Il est question de leur part sur les taxes et redevances versées en matière forestière. Une prime suspendue depuis 2014 et rétablie l’année suivante au sein d’autres ministères. Mais il ne serait pas seulement question d’argent, mais aussi de la redynamisation de ce secteur.

Didier Atomo Bibang, président du Synapef. L’enquêteur.

Un nouveau souffle qui devrait être impulsé par de nouvelles nominations plus conformes, un volet sensible, mais qui fait pourtant défaut dans ce département. Les salariés dénoncent le non respect du décret n°291/PR du 18 février 2011 fixant les attributions et l’organisation du Ministère des Eaux et Forêts.

Aujourd’hui la situation s’enlise et si, il y a quelques mois encore elle avait atteint son paroxysme avec l’arrestation du président du Synapef (Didier Atome Bibang), des rebondissements de ce type sont envisagés. En attendant, les grévistes maintiennent leur mouvement, dans le respect des mesures barrières, tout en assurant un service minimum.

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